Sylphide

Dans des chênes nains au bord de précipices s’ enflammaient tes yeux
Dans des lentisques au bord de précipices se déploient tes voiles

De la cavité d’ un coquillage du regardais, ivre, des idées
Ton regard embrassait les praires terrestres
La mer farouche se gonflait aux rochers
La vague écumante noyait les croassements.
Dans tes bras j’ avais écouteé la contraction de la terre
Dans tes mains j’ at senti I’ univers se dilater.
Dans tes mains j’ ai précisé
un signal indéterminé
dans la zone incendiée de ton âme.
Je me plongeais dans la fougue des oiseaux
Dans les bourdonnements nébuleux inconcévables.

Les sentiments, une avalanche.
Les emotions, une pluie sans fin
Tes lèvres, un beau temps infatigable
Tes yeux, amis de I’ eau
Sylphide étherée.